L’homme
Serge
Le chemin qui a construit le regard.
Il y a eu le musicien. Le rythme avant l’image. Écouter une ligne, attendre le silence, puis jouer. Le cadre est venu plus tard, avec la même oreille.
Il y a eu l’entrepreneur, les années de construction, puis le changement de vie — celui qui n’arrive pas comme une décision nette, mais comme une évidence trop longtemps reportée.
Puis Madagascar. Les milliers de rencontres. Les longues routes. Le Defender. La nature qui n’a pas besoin d’être expliquée. Les visages qui, eux, demandent qu’on ne les explique pas trop.
Les années de photographie n’ont pas produit un métier. Elles ont produit un mot : Rêvographies. Une façon de laisser à l’autre assez d’espace pour rêver dans l’image.
Ce n’est pas une biographie. C’est une piste. On peut la quitter. On peut y revenir.